OM-OL : « Je n’aimerais pas qu’il parle de nous comme il a parlé de l’OL », Payet allume Garcia avant le choc

FOOTBALL Le milieu marseillais s'est lâché sur son entraîneur à deux jours de la rencontre entre Marseille et Lyon au Vélodrome

J.L.

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Dimitri Payet et Rudi Garcia, une relation qui s'est mal terminée.
Dimitri Payet et Rudi Garcia, une relation qui s'est mal terminée. — Elyxandro CEGARRA/SIPA

On attendait Rudi Garcia la babine enfiévrée, mais la lumière a jailli de Dimitri Payet. Alors que l’entraîneur lyonnais s'est prudemment cantonné au terrain en conférence de presse avant la réception bouillante qui l’attend au Vélodrome, l’international français ne s’est pas privé pour le dézinguer en place publique à la Commanderie. Sans doute avec la bénédiction des dirigeants olympiens, qui savent à quel point la relation était cassée entre le Réunionnais et son ancien coach lors leur dernière saison à l’OM.

« Ça fait bizarre de voir Rudi Garcia dans le camp d’en face, surtout après sa causerie il y a quelques mois lors d’OM-OL sur les joueurs lyonnais, les supporters lyonnais, le président lyonnais… Je n’aimerais pas qu’il parle de nous comme ça »

Bim. Tellement de sous-entendus dans cette punchline qu’on ne sait par où commencer, même si l'opportunisme de Rudi Garcia est difficilement contestable dans ce rebond inattendu à Lyon. Mais le plus beau, c’est que le meneur de jeu ne s’est pas arrêté là. Non, il en a remis une deuxième pour être sûr.

« Les différences entre Garcia et Villas-Boas ? Ce sont deux façons de voir le football. Là on essaie d’avoir la possession, de presser haut et de récupérer au plus vite. La différence la plus flagrante, c’est qu’on a aujourd’hui un coach qui parle avec son cœur, il n’essaie pas de faire de la langue de bois. C’est la différence avec l’ancien (coach) ».

Juste ce qu’il nous fallait pour pimenter un avant-match un peu trop tranquille, alors que les matchs entre Marseille et Lyon ont construit la plus grosse rivalité récente de la L1, vu le niveau stratosphérique du PSG. Encore que, cela doit bien faire cinq ans que l’OM n’a pas battu son ennemi préféré en championnat.