Haute-Garonne : Déguisés en ouvriers, ils ont volé pour plusieurs milliers d’euros de câbles

FAITS DIVERS Trois hommes ont été arrêtés par la gendarmerie au nord de Toulouse alors qu’ils étaient en train de voler du cuivre, selon un mode opératoire bien rodé

Beatrice Colin

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Le câble d'un réseau téléphonique. Illustration.
Le câble d'un réseau téléphonique. Illustration. — D. Johnston - AP - Sipa

Leur dernier forfait, dans la nuit du 29 au 30 septembre, a conduit à priver 750 foyers de connexion Internet et de téléphone fixe durant trois jours. Cette nuit-là, au nord de Toulouse, les voleurs avaient coupé 2 km de câbles de cuivre, soit 15.000 euros de préjudice pour Orange. Mais, cette fois-ci, la surveillance mise en place par l’opérateur téléphonique et la gendarmerie a permis de prendre les trois malfaiteurs en flagrant délit. Pour passer inaperçus, ces derniers étaient déguisés en ouvriers et faisaient croire qu’ils étaient en intervention.

Un scénario bien rodé. Cette nuit-là, c’est d’ailleurs la dixième fois qu’un vol similaire était opéré sur la commune de Layrac-sur-Tarn depuis début 2018.

La commune de Layrac-sur-Tarn en Haute-Garonne.
La commune de Layrac-sur-Tarn en Haute-Garonne. - Maps4news

Au total, la société de télécommunication estime à 130.000 euros le montant de ces pillages organisés. De quoi mettre ses agents sur les dents. Pour piéger les aigrefins, ils avaient donc mis en place un système de détection sur les trappes. Ce qui a donné l’alerte à la brigade de gendarmerie de Montauban.

Soixante-quinze vols de câbles en Occitanie

« C’est le 75e vol de câble de cuivre subi par Orange en Occitanie depuis le début de l’année 2019, le troisième en Haute-Garonne », souligne un porte-parole de la société de télécommunication qui a porté plainte. Pour 2018, sur l’ensemble de la région, elle chiffre la perte financière à près de 500.000 euros, sans parler des coupures occasionnés pour sa clientèle.

Pour lutter contre ce fléau, « Orange teste de nouvelles façons de sécuriser ses câbles, que ce soit par des partenariats de supervision avec les gendarmeries ou la mise sous alarme des équipements », poursuit ce porte-parole.